Article 1

Nous voici, Seigneur, face-à-face, déjà dans le désir et le tremblement, dans ce moment où nous pensons à notre corps, comme à la poussière du chemin que le vent soulève et qui retourne à la poussière ! Car tu es poussière, homme surgi du néant et de l’argile. Poussière du verger qu’un vent emporte, pour que la vie de l’amandier fleurisse et se répète ailleurs.

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Regarde, Seigneur, et reconna

is l’artiste qui veut redire ta Parole, et refaire ton geste créateur.

Nous aurons, nous dévoués à l’art, tenté d’épuiser au fil du temps ta parole éternelle, ensemencée et presque perdue dans l’espace de la douleur.

0 cendres bénies par le prêtre, moulues par le signe de croix.
Cendres, parlez-nous de la pénitence et de la mort, de l’infinie tristesse et du désespoir.
Parlez-nous aussi du feu de la vie, du résidu de notre être, mais aussi de rame, de la flamme qui sort du bois, de toute vie crucifiée et repentie, de toute transfiguration à même l’âme et le corps.

Regarde, Seigneur, tous ces artistes, nos frères, qui reconnaissent en Toi Celui qu’ils ont deviné, Celui qu’ils ont prophétisé, Celui qui leur a confié la beauté de sa création et sa propre gloire.

Georges Durand

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